Les 3 clefs pour rester zen face à son enfant en colère

Les 3 clefs pour une parentalité attentionnée.

L’enfant a un fonctionnement émotionnel particulier. Son cerveau est en cours de maturation. Tout chez lui est en cours de construction. Il grandit à chaque instant. Il est en mouvement permanent. Et c’est heureux pour lui ! Car le mouvement participe à la vie.

En revanche, pour nous parents, c’est parfois complexe de trouver la meilleure façon de répondre à sa vie émotionnelle. Il existe de nombreuses techniques pour apaiser un enfant en colère et pour l’accompagner dans sa vie émotionnelle. Avant d’utiliser ces approches, il y a un préalable indispensable : rester calme soi-même face à l’émotion de son enfant. J’ai donc choisi de vous présenter 3 clefs indispensables pour que vous puissiez rester zen face à la colère de votre enfant. Ça peut servir non ? 😉

Mais avant de passer au cœur du sujet, je tiens à vous annoncer que cet article participe à l’évènement “3 habitudes indispensables pour être zen au quotidien” du blog Habitudes Zen. D’ailleurs, je vous invite à le découvrir : ici . Vous pouvez aussi lire l’un de mes articles préférés : ici.

Tout d’abord, parlons de l’émotion !

Le mot “émotion” vient du latin “emovere” qui signifie “mettre en mouvement”. Il n’y a ni bien ni mal dans l’émotion. Elle peut être simplement agréable à vivre ou non. Elle varie en intensité. Or, un enfant peut être submergé par l’intensité de son émotion ce qui va entraîner une réaction en chaîne au sein de la famille ou de la relation dans laquelle ça se joue. Son émotion peut très vite le déborder et atteindre la sphère émotionnelle de l’autre, à savoir, vous : son parent. Nous sommes tous différents face aux émotions. Certains y sont plus réceptifs que d’autres. Si tel est votre cas, alors vous serez certainement intéressé par les clefs que je vais vous révéler ! 🙂

Le hic, c’est quand vous, parent, ne pouvez plus accompagner votre enfant dans la gestion de son émotion car vous êtes tout simplement pris dans la votre ! On ne peut réussir à calmer un enfant si l’on est soi-même en colère.

Alors, comment ne pas se mettre soi-même en colère ?!

1- Je prends conscience de ma blessure émotionnelle

J’ai remarqué que la colère de ma fille aînée avait le don vraiment particulier de me mettre tout autant en colère qu’elle. Ensemble, nous avons découvert la guerre des colères. Qui aurait la colère la plus forte pour faire taire celle de l’autre ?! Mon cerveau fabriquait ce genre de pensées : “Elle devrait m’écouter, je suis sa mère”, “Quand même, je ne vais pas la laisser me crier dessus comme ça !”, “C’est ma maison et je ne peux même pas être au calme !” ou encore le fameux “Je suis l’adulte, c’est moi qui décide !”. Est-ce que ce genre de pensées est efficace ? Oh non…Mais si je le savais intellectuellement, mon corps en avait rien à faire. Lui, exprimait la colère. Alors, je me suis posée la question suivante : “mais d’où vient cette colère ?”. D’autres questions ont suivies. Comment était-il possible que la colère de mon enfant me fasse littéralement “péter les plombs” ! Pour le détail, je suis quand même éducatrice et sophrologue ! 🙂 Alors, imaginez mon désarroi face à mon impuissance à rester calme devant mon enfant qui me crie sa colère. C’est ainsi que j’ai découvert un souvenir de mon enfance. Ou plutôt un pot pourri de souvenirs d’enfant dans lesquels ma mère me criait dessus. Je m’en souvenais bien sûr mais j’avais refoulé la colère ressentie à supporter ces cris et à devoir taire ma propre colère d’enfant. Quelle merveille ! Je venais de découvrir ma blessure émotionnelle ! Cela ne suffit pas car après il faut en prendre soin, en faire quelque chose, la transformer. Mais quel beau début pour changer l’histoire ! 😉

Je vous invite donc lorsque vous sentez une émotion particulière face à la colère de votre enfant, à vous demander ce que cette colère ou cette situation vient toucher en vous. Quelle est la part de votre vulnérabilité que votre enfant dévoile malgré lui ?

Identifier sa blessure émotionnelle et en prendre soin permet de différencier notre histoire de celle de son enfant. C’est un indispensable pour être le parent que vous souhaitez vraiment être !

Je vous invite à oser regarder en vous la prochaine fois que vous ressentirez de la colère face au comportement de votre enfant, afin de mieux vous connaître et mieux vous comprendre. Vous pourrez alors voir votre enfant démuni dans sa propre émotion, vous laisser toucher par lui et trouver la voie la plus juste pour l’accompagner dans sa traversée émotionnelle.

Toutefois, ce n’est qu’une étape ! Voyons la 2ème clef pour sortir de l’impasse ensemble. 🙂

2- Je lui dis calmement et sincèrement :

“je suis de ton côté, je t’aime”

Ma fille a traversé une période de grande colère. Ce qui fut très déstabilisant pour moi car c’est une petite fille qui ne s’était jamais mise en colère. Toujours contenue, calme, généreuse, agréable, serviable. Elle n’avait jamais montré d’agressivité envers qui que ce soit, même à 2 ans elle ne tapait ni ne mordait personne ! Pour vous dire ! Alors quand la colère a débarqué, on s’est tous mis aux abris ! Elle n’avait pas du tout construit les ressources internes pour la canaliser ! C’était renversant ! Elle s’est montrée complètement désemparée, envahie par cette émotion plus grande que son corps de 6 ans. Elle hurlait, tapait, claquait les portes pour la chasser d’elle. Et refusait toute proposition d’aide. Je l’ai isolée dans sa chambre, pour le bien de chacun. C’était pire ! Elle qui connait le yoga et la méditation, qui griffonnait ses petites colères sur du papier pour les jeter…aucune technique n’a fonctionné pour apaiser cette colère là. Je me suis sentie impuissante. Moi, sa super maman, je n’arrivais pas à l’aider. Sa colère tombait pile en résonnance avec ma vieille blessure émotionnelle qui me faisait réagir par de la colère.

Deux colères dans la maison = panne monumentale de solutions.

Puis un jour, tandis que je m’enflammais sur un sujet au téléphone avec un ami, celui-ci m’a interrompu et m’a dit “Corinne, je suis de ton côté“.

Silence.

Quelques mots et tout se posait. J’étais apaisée. Alors, quand ma fille, quelques jours plus tard s’est mise de nouveau en colère, j’ai repensé aux pouvoirs de ces mots : “je suis de ton côté“. Je les lui ai répétés plusieurs fois en lui disant “je t’aime“. Et elle a pu passer des pleurs de rage aux pleurs de chagrin, en m’ouvrant ses bras et en acceptant ma présence. J’étais redevenue une maman présente pour son enfant.

Ces quelques mots portent de la magie en eux. Ils permettent à la fois d’apaiser son enfant mais aussi de nous rappeler notre place à ses côtés. En le disant, nous l’entendons tous les deux. Les boucliers et les épées s’abaissent alors. Les regards se croisent à nouveau. Et les cœurs peuvent s’ouvrir…

3- Enfin, le meilleur..le câlin du cœur !

Parents : osez partir à la découverte du câlin du cœur ! Le câlin recèle une vraie magie, celle de l’amour. Pourquoi s’en priver ?!

Pendant quelques temps, je nous ai privées toutes les deux de cette magie-là. J’ai bercé mes filles dans l’amour, le portage, la tendresse et nous avons partagé des milliers de câlins. Pourtant, à un moment, j’ai cru que c’était trop et qu’il fallait dire non (Gloups ! Désolée ma fille chérie…).

Heureusement, le jour où j’ai compris ma blessure émotionnelle d’enfant, j’ai retrouvé le chemin du câlin (Ouf !).

Il n’y a pas d’âge et pas de raisons anti-câlins.

Le câlin prend soin de tout le monde.

Depuis, je repense chaque jour à ce processus :

  • j’identifie ma blessure émotionnelle
  • je dis calmement : “je suis de ton côté et je t’aime”
  • je fais des câlins du coeur !

Je remercie ma fille qui m’a permis de cheminer en ce sens et de sortir moi-même de ces vieilles colères. A présent, je peux être pleinement présente pour elle, en conscience et l’accompagner comme la maman que je rêve d’être. Je remercie aussi cet ami qui m’a offert un beau cadeau : des mots magiques. Être parent est une histoire de tissage.

En cadeau pour vous : un jeu de communication en famille !

Je vous invite à créer la journée du “oui” ! 🙂

Qu’est-ce donc ? La règle est simple. Choisissez un moment en famille, avec vos enfants, un matin, un après-midi, une soirée, une journée… et chacun s’engage à dire oui en commençant ses phrases.

Faites l’expérience de parler autrement, de prendre le temps d’entendre la demande que vous fait votre enfant, par exemple, et réfléchissez à votre réponse, au lieu de formuler un “non” de manière automatique. Cela ne veut pas dire “oui tu peux prendre un chien”, ou “oui tu peux faire ce que tu veux”. Cela implique simplement d’ouvrir à de nouvelles façons d’échanger en famille.

A vos “oui”…prêts… jouez !

Tentez l’expérience et racontez-nous sur le site : http://corinne-duhamel.fr

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