Accompagner les devoirs de son enfant en restant ZEN et POSITIF !

Bon-Jour !

Aujourd’hui, je vous parle des devoirs ! haaaa ! Ouille ! Bim ! Bam et même Boum !

Il faut savoir (posons le contexte !), j’ai un hic avec le fait que ma fille ait des devoirs à faire à la maison. Déjà, j’ai une tendance assez prononcée à trouver que les méthodes d’enseignements et d’apprentissages ont peu évolué depuis ma propre scolarité il y a plus de 30 ans (quand même !). Ok, je sais, c’est tout un système, un savant mélange d’histoire à la française, de politiques, de société, même du Monde maintenant avec les études PISA, je vous dis pas !

Ok, (bis), j’ai un rapport avec l’école, comme tout à chacun, totalement subjectif, ponctué de mon propre vécu scolaire durant de nombreuses et parfois longues années, pas toujours les plus épanouissantes (bien que…).

Ok, (ter), j’avoue je suis rarement en accord avec l’éducation nationale. Et pourtant ! En fait, idéologiquement, elle et moi ne sommes pas si loin. C’est un terrain de vie formidable et unique en son genre : l’école.

J’ai testé le public et le privé, étrangement, en tant que professeure des écoles. (Là, on peut se permettre un petit et tout léger éclat de rire). Egalement pour la scolarité de mes enfants. L’une est dans le privé, l’autre dans le public. (Moi-même je ne comprends pas toute cette histoire…).

Bref, vous comprenez donc un peu le contexte général de mon propos.

Idéalement, j’aurai voulu vivre une vie à la campagne, avec un carrosse en guise de voiture, ou un cheval quand je dois aller plus vite, une yourte pour la famille, des tipis pour que les jeux des enfants, des arbres pour grimper et…bien évidemment, l’instruction en famille. Quoi de mieux ?!

Certes, je suis une férue de pédagogies, de parentalité et des recherches en Sciences Humaines et Sociales. J’ai même pensé créer une école.

Puis, ma vie s’est tissée pour en arriver là. Faire les devoirs de ma fille, le soir à la maison, dès le CP. Nous commençons le CE1. Je dis « nous », car en fait c’est comme ça que je vous encourage à le voir. Un seul bateau ! Plusieurs marins ! Une équipe ! Si vous n’êtes pas dans l’équipe de votre enfant, vous êtes fichu ! Votre année de rêve vire au cauchemar quotidien ! Adieu prélassements du soir sur le canapé, l’apéro zen à déguster même seule, votre bain moussant, ou que sais-je qui vous fasse rêver dans votre vie de parent !

Visualisez-vous dans le même bateau ou la même galère que votre enfant !

Donc me voilà de nouveau en CE1. Avec ma fille cette fois. Chaque jour, elle me ramène ce qu’elle a fait, travaillé, découvert, appris etc. de son fameux CE1. Visiblement, l’objectif est de taille. C’est qu’il y en a des trucs importants essentiels à sa vie de future grande à apprendre dans ce niveau de classe. (Euh…rappelons-nous à chaque instant de notre vie de parent que quoi que l’on fasse ou pas, notre enfant deviendra grand et saura des choses dans sa vie !).

1er tour : la réunion parents-prof de la rentrée !

Là, je comprends (Merci Madame la Professeure), que je dois m’y mettre, que je suis rentrée aussi en CE1, et qu’il vaut mieux avec moi que sans moi. Et comme moi je suis allergique aux devoirs et qu’en CP, j’avais bien réussi à ne pas trop m’en mêler pour ne pas trop nous emmêler avec ma fille, je me dis « Cette année, Corinne, Tu vas y arriver ! A toi les devoirs ! Tu vas conquérir cette capacité parentale dans la joie et la bonne humeur ! Oserais-tu laisser ta fille-pirate prendre d’assaut ce navire sans toi ? Certes non ! Oyé Bandits, nous voilà ! ». (Attendez…je vais manger du chocolat..C’est que ça me stresse un peu cette histoire hihi).

2ème tour : les devoirs débarquent à la maison !

Mes objectifs sont définis et épinglés dans ma caboche de super-maman (qui a elle-même une classe cette année alors faut pas déconner, faut s’y coller avec grâce) :

  • Rester calme et mesurée en toutes circonstances (même si tu es sa maman et pas a prof, même si elle sait que tu es sa maman et pas sa prof.)
  • L’aider, la soutenir, la comprendre. (Je t’aime oh mon bébé qui est au CE1. Je t’ai allaité, je peux t’aider à faire tes devoirs. Vous ne voyez pas le rapport ? Je vous explique. Parfois, il est fortement recommandé de se rappeler de ce que vous avez vécu de plus fort dans votre lien avec votre enfant, sinon à vos risques et périls). A moins d’ingéniosité parentale, nous ne sommes jamais les plus forts face à un enfant en désaccord.
  • Sans attentes de réussite, de perfection, de one shot, de « tu seras la meilleure demain ma fille ». Non non non…Dites-vous le mantra suivant : « Des fois, le plus important est de survivre. Pour cela, répétez avec joie : je m’en fiche, je m’en fiche, je m’en fiche ». Relativisez. Est-ce si si si important que ça qu’elle connaisse à la virgule près la 3ème strophe de la poésie dont personne ne se souviendra le mois suivant ? Est-ce si important que cela que son « p » en cursif ne descende pas assez, ou trop ?
  • L’objectif ultime : « PRESERVEZ NOTRE ESPACE DE VIE FAMILIAL !« 

Comprenez. Nous sommes à la maison au mieux à 18h30, elles ont eu la garderie le matin, le soir, parfois le yoga, je rentre aussi du travail. Elles dorment à 20 heures sinon c’est l’explosion d’une ogive nucléaire à la maison…la fatigue ici ça rigole pas ! En 1h30, il faut s’occuper de tout le monde : La grande, la plus jeune, le chat, la maison, faire à manger, les faire manger, penser à manger (ok ça on oublie, on grignote ça ira bien. Nan mais ho ?! On vit là ou quoi ?), oups j’allais oublier les douches, les bobos, les câlins, les histoires, le lavage des dents, et les…DEVOIRS ! J’ai juste envie d’exprimer… : « Oui je voudrais une vie, un monde, une société, où les devoirs, ne sont pas la priorité du soir parce que ce n’est tout simplement pas le moment pour eux ». Mais je suis conciliante n’est-ce pas ? Je case les devoirs car c’est mon devoir à moi de Cap’tain-Maman ! A l’abordaaaage Moussaillons ! Nous tiendrons bon face à l’adversité, au non bon sens et la fatigue ! Prenez vos épées de joie et votre bouclier d’humour !

3ème tour : Mutinerie face aux tables d’addition !

La tête de ma fille quand elle comprend qu’il faut qu’on s’y colle !

Alors, nous y voilà. Apprendre les tables. On commence léger, croit-on, par les tables d’addition. Mais apprendre par coeur reste apprendre par coeur sans coeur. D’où ça vient d’ailleurs cette expression ? « Apprendre par coeur« ? Celui qui trouve l’origine de cette formule gagne un paquet de chokobons !

Ma fille pinaille. Apprendre des calculs à 19 heures le soir…je lui donne raison. Même moi, je trouve ça inepte. Me vient une idée. OUF ! Elle est en train de glisser le long de son toboggan de motivation…je sais ce qu’il y a à l’arrivée : cris, pleurs, conflits, tirage de cheveux, et on laisse tomber c’est plié. Qui es-tu, toi devoirs pour nous mettre dans ces états ? Cette année, tu m’auras pas et je te laisserais pas l’avoir : c’est mon bébé à moi d’abord.

Alors, je me lève, je lui prends les mains et l’invite à me rejoindre, debout. La posture est une clef. En toutes circonstances, dès que vous sentez que vous sombrez dans un truc pas cool, observez votre posture et réagissez par votre posture. Redressez-vous, relevez-vous, levez-vous, bougez. Le mouvement crée du bonus de vie, et est bon pour la pensée. (Si si ! Il y a même des études qui le disent !). On empêche les enfants de bouger lorsqu’ils travaillent alors qu’ils apprennent mieux en bougeant.

Nous voilà donc debout. Redressée. Ensemble. Je crée la surprise. Créer des surprises pour que l’attention de votre enfant ne sombre pas avec le navire pris d’assaut. 😉 Surprenez le et il vous regardera, vous écoutera, vous prêtera son attention.

Je suis sûre que maintenant vous êtes curieux de savoir ce que l’on a fait ? 🙂

Et bien, nous avons SAUTE ! Oui ! Comme sur un trampoline. Sur place, pieds joints, en se tenant les mains. En se regardant. Nous avons sauté et ma fille a retrouvé le sourire en à peine quelques sauts. C’était magique à voir ! Une fois le sourire revenu, j’ai commencé à énoncé les formules d’addition qu’elle devait apprendre. Elle les a répété. Et nous y voilà : Victoire !!!!!!! 2 tables d’addition apprises ! Olé ! (Après on va se coucher. Oui tout ça est très cohérent).

4ème tour : une table d’addition ne va jamais seule ! Elle a plein de copines la bougre !

Nous y revoilà. Elle est encore plus fatiguée que la semaine passée mais elle a deux nouvelles tables à apprendre. Elle va craquer c’est sur. Je vais me faire virer du bateau. Elle n’est pas en état. Genre, pas du tout du tout. Et moi, je ne suis pas en meilleure forme mais je ne peux pas la laisser ne pas apprendre ses tables. Ce serait de la non assistance à enfant qui doit apprendre ses tables ! Comment ferait-elle le lendemain sur son ardoise si elle n’en connait aucune ? Alors…je décide de prendre les choses en main une nouvelle fois. Qu’à cela ne tienne ! Nous combattrons même sans phare, même dans les marrées du soir !

Aussi, me voilà dénichant mes post-it, petits mais costauds, de toutes les couleurs. Sur chaque post-it, j’écris une addition entière du type  » 4+3=7″. Je fais toute la table. Une seule pour l’instant, pour voir si ça marche. Après, je ferais la seconde, puisque ça a fonctionné. Je colle tous ces post-it le long de l’escalier. Elle les apprends au fur et à mesure qu’elle monte l’escalier. A l’arrivée, suivie par sa soeur, espiègle pirate, elles découvrent un chapeau d’anniversaire avec son pompom et ses paillettes. Dessous, une petite coupelle avec des bonbons. Et hop là ! Victoire sur la première tournée ! Deuxième tour : la même chose sans le résultat qu’elle doit trouver. ça donne cette fois « 4+3 =… ». A l’arrivée : Bonbons !

ça a tellement bien fonctionné que je suis à sec de post-it !

Apprendre en souriant et en jouant. Même à la maison. Encore plus à la maison !

Ma tête de maman quand je comprends qu’on a traversé une énième marrée !

Veillez à vos relations : elles sont ce qui durent toute votre vie. Les devoirs n’ont pas à blesser notre relation avec notre enfant. Ils ne sont et ne doivent pas devenir une guerre à la maison. Une guerre quotidienne dans la relation.

A vous, parents, d’être créatif ! Et de vous amuser dans le bateau de votre enfant.

Les mots-clefs à toujours avoir à portée de pensée :

  • Se fixer l’objectif : « BIEN-ÊTRE EN FAMILLE ».
  • Se détacher de nos attentes de réussite projetées sur notre enfant.
  • Se détacher de nos vécus scolaires et de nos projections sur l’éducation nationale ou sur le prof en question.
  • Se rappeler que nous sommes dans le même bateau que notre enfant. Nous sommes une EQUIPE ! Une TEAM ! A vous d’en faire une DREAM TEAM !
  • INNOVEZ, CREEZ, SURPRENEZ votre enfant pour apprendre ensemble en souriant !
  • Félicitez-vous tous les deux ! Vous avez gagné une accalmie. Préparez-vous au prochain round ! Les devoirs reviennent toujours ! 😀

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